• le cubisme, caravage à Rome, Vasarely

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    "Au coeur de l'expo". C'est le nom d'un concept inédit proposé par Europe 1. Le 6 décembre, Frédéric Taddeï animera en direct du Centre Pompidou la première de cette série médiatique et culturelle : elle sera consacrée au Cubisme. L'animateur de "En balade avec" sur Europe 1, entraînera le public dans une déambulation de 90 minutes à travers l'exposition, diffusée en direct au cinéma. Au cours de la visite, il recevra des artistes, des commissaires d'exposition ou encore des historiens qui commenteront une quinzaine d'oeuvres.

     

    Pour cette première saison, Europe 1 et Frédéric Taddeï ont choisi pour Au Cœur de l’Expo, 3 expositions événement :

     

    LE CUBISME
    jeudi 06 décembre 2018, en direct du Centre Pompidou (à lire ci-dessous)

     

    CARAVAGE A ROME
    vendredi 11 janvier 2019, en direct du Musée Jacquemart-André 

     

    VASARELY 
    jeudi 11 avril 2019, en direct du Centre Pompidou 

     

    « Europe 1 a l’ambition de mettre l’auditeur au cœur de toutes les émissions et de tous ses projets. C’est donc aussi l’objectif d’Au Cœur de l’Expo de faire de ses spectateurs des visiteurs privilégiés, qu’ils vivent l’exposition comme une expérience unique. Avec ce projet de diversification, nous souhaitons que ceux qui ne peuvent pas toujours accéder à une exposition vivent l’immersion dans les musées de façon approfondie et intimiste. Grâce au réseau de salles de cinéma dans toute la France, nous avons l’ambition de permettre à chacun de s’y rendre près de chez lui. A travers ce projet, le jeune public bénéficiera également de la dimension pédagogique que propose Au Cœur de L’Expo. » a déclaré Laurent Guimier, Vice-PDG d’Europe 1

     

     

     Le Centre Pompidou propose une traversée inédite et un panorama complet de l’un des mouvements fondateurs de l’histoire de l’art moderne : le cubisme (1907-1917).
     
    Première exposition consacrée au cubisme en France depuis 1953, le projet trouve son originalité dans la volonté de renouveler et d’élargir à d’autres artistes la vision traditionnellement concentrée sur ses deux inventeurs, Georges Braque et Pablo Picasso. Ces pionniers, bientôt suivis par Fernand Léger et Juan Gris, réservaient leurs créations expérimentales et novatrices à la très confidentielle galerie d’un jeune marchand alors inconnu, Daniel-Henry Kahnweiler, quand des artistes tels Albert Gleizes, Jean Metzinger, Francis Picabia, Marcel Duchamp, Robert et Sonia Delaunay assuraient à l’époque la diffusion du mouvement auprès de la critique et du public en participant aux Salons parisiens. L’exposition met ainsi en valeur la richesse, l’inventivité et le foisonnement de ce mouvement qui ne se limite pas uniquement à la géométrisation des formes et au rejet de la représentation classique mais dont les recherches radicales et l’énergie créatrice de ses membres sont aux sources de l’art moderne.
     
    Riche de 300 œuvres et de documents significatifs du rayonnement du cubisme, l'exposition est articulée chronologiquement en quatorze chapitres. S'en détachent des chefs-d’œuvre, comme le Portrait de Gertrude Stein (1906) ou Ambroise Vollard (1909) et Daniel-Henry Kahnweiler (1910) par Picasso ainsi que des ensembles de peintures et de sculptures jamais réunies. Le parcours de l'exposition vise à mettre en valeur l’évolution à rebondissements du cubisme en remontant aux sources primitivistes et à la fascination des cubistes pour Gauguin et Cézanne. Le parcours reflète la progression formelle du mouvement, d’une première étape cézannienne - illustrée par la présence de l’exceptionnelle nature morte de Picasso Pains et compotier sur une table (1909) - vers une transcription analytique hermétique (1910-1912) puis transformée en version plus synthétique (1913-1917), qui marque ainsi le retour de la représentation et de la couleur.
     
    Grâce à des prêts prestigieux du Kunstmuseum de Bâle, du Musée national Picasso et du Museum of Modern Art de New York, la part la plus révolutionnaire du cubisme - l’invention des papiers collés, des collages et des constructions de Braque, Picasso, Gris et Henri Laurens -, est superbement représentée par des grandes icônes de l’art du XXème siècle, telles la Nature morte à la chaise cannée de Picasso (1912) ou sa Guitare en tôle et fils de fer (1914). D’autres aspects illustrent l’importance et le prestige de la constellation cubiste : ses liens avec le milieu littéraire sont retracés dans une salle dédiée aux critiques et aux poètes, incarnés par les portraits les plus marquants de Max Jacob ou d’Apollinaire réalisés par le Douanier Rousseau et Marie Laurencin, les éditions Kahnweiler de livres cubistes ou la collaboration entre les Delaunay et Blaise Cendrars autour de La Prose du Transsibérien en 1913.
     
    La tragédie de la Grande Guerre (1914-1918) qui mobilise ou exile les artistes et leurs soutiens est retracée par des œuvres des artistes présents au front (Raymond Duchamp–Villon, Fernand Léger) ou qui sont restés à l’arrière, parce qu’ils étaient étrangers (Pablo Picasso, Cartes à jouer, verres, bouteille de rhum, « Vive la France »,1914-1915). Ces œuvres témoignent de l’inévitable stérilisation du mouvement frappé par l’histoire. La fin du parcours de l'exposition présente à la fois la renaissance des rescapés comme Georges Braque (La Musicienne, 1917-1918) et l’impact exercé parle cubisme sur ses contemporains (Henri Matisse), ses héritiers abstraits (Piet Mondrian, Kasimir Malevitch) ou contestataires (Marcel Duchamp), tous tributaires de la révolution cubiste.
     
     Grâce à un parcours qui éclaire pour le grand public les concepts clés, les outils et les procédures qui ont assuré l’unité du cubisme, l'exposition met en lumière le caractère expérimental et collectif de ce mouvement dont l’esthétique révolutionnaire est à la fois la matrice et le langage même de la modernité.